Feuilleton
Je sens l'angine pointer le bout de son nez et mes neurones se décomposer.. Hier, je m'y perds dans mes Breda ; aujourd'hui, j'oublie de vous assurer le clic malin au quotidien... Ouf, Elise dédouble ses neurones pour que je puisse rattraper le coup et me souvenir de vous! Merci Elise, sorry aux plus matinaux d'entre vous.
Ce matin, je vous parle Feuilleton. Non non, je n'arrive pas ici avec un quelconque Hélène et les garçons ou autre Premiers baisers (même si ça pourrait plaire à certain(e)s d'entre vous). Feuilleton, c'est une nouvelle presse papier. Feuilleton c'est 265 pages pour 16,60€. Oui ça a un petit quelque chose de XXI ou de Muze... Je veux dire que ça ne me dérange pas de mettre une petite somme pour une revue si je peux la lire pendant plusieurs semaines !
C'est 265 pages de reportages étrangers et de nouvelles littéraires, le tout accompagné d’infographies, d’illustrations et de photographies. C'est selon moi, et selon eux, un objet, une jolie chose entre la littérature et le journalisme. Il a un format style "Albin Michel", l'épaisseur d'un livre, mais le contenu est éclectique. Feuilleton présente une certaine vision du monde sans prétendre ni à l’exhaustivité ni à l’illusion de l’objectivité.
Feuilleton passe en revue le monde from Feuilleton on Vimeo.
Et pourquoi Feuilleton ? Pour moult raisons... C'est le titre de la rubrique culturelle des journaux allemands. "Feuilleton trône en haut des pages culturelles comme sur d’autres les termes “Politique”, “Économie” ou “Sport”. Ces pages sont très populaires et contribuent fortement à l’image de marque d’un journal."
On en est au premier numéro. Je ne peux donc que vous dire ce qui m'a plu, captivée et convaincue, tout en sachant que je ne suis pas encore arrivée au bout de sa lecture. Les pages Gueuleton, avec des recettes, mais présentées avec un esthétisme incroyable. On est loin des pages recettes habituelles. La tarte Tatin fera partie de mes prochains essais culinaires. La nouvelle Anna la puttana (un récit sur fond de Tchétchénie publié dans l'Espresso en 2009), l'édito Retournez-le dans sa tombe (une traduction de Léopardi) ou encore les pages Amazonie, les photos, les récits, les dernières pages sur les abeilles.
(Les photos de Gueuleton)
En toute honnêteté, je vois en Feuilleton, les pages qui combleront mon impatience quand j'aurais fini le XXI et réciproquement. J'aime cette nouvelle presse collective, variée, différente et j'aime surtout son côté bel objet. Vivement le prochain numéro en janvier.
Coline
PS : désolée pour le contre-temps !

